La musique est l'art consistant à arranger et ordonner sons et silences au cours du temps : le rythme est le support de cette combinaison dans le temps, la hauteur celle de la
combinaison dans les fréquences. La musique est évanescente : elle n'existe que dans l'instant de sa perception qui doit en reconstituer son "unité" dans la durée. Il est impossible d’établir un
historique de la musique, puisque le existe depuis la préhistoire et a évolué sur des millénaires et des civilisations. Non mais plus simplement, il a des artistes dans la musique dites moderne
qui ont crée un précédent par leur avancé effectuer dans le domaine. Je vais donc vous parler de l’artiste anglaise Kate Bush qui est la 3eme pierres du trio qui a révolutionné la musique
dans les années 70, s’ajoutant à Pink Floyd et Tubular Bells de Mike Oldfield. Ces trois artistes ont posé les bases de l’electro, du trip hop, de
l’utilisation de filtre, de sample et bien entendu d’un nouveau genre de composition. Des tonnes d’artistes que j’aime affirment être dans leurs lignés ou inspirations. Pour ne citer que les
Japonais on trouve bien sure Yoko Ueno, Arai Akino, Nahoko Kakiage, Tomohiko Kira, Rurutia, Eri
Sugai, Hiroko Taniyama, Ito Masami, Yoko Kanno, Yula Yayoi… bref c’est sans fin… Mais plus largement les techniques et
les styles inventés par ces 3 là se retrouvent dans les productions modernes.
Mais revenons à Kat Bush… Véritable génie du son, qui commencé sa carrière à 20 ans. Dès son premier album Kate surprend par l’originalité et la maturité de ses compositions qui ne
répondent à aucune logique (apparente) et aucun code du genre. Elle va littéralement mixer les influences
dans une modernité incroyable. On peut dire qu’elle a pratiquement inventé la musique moderne avec un renouveau et une optique différente. Les arrangements sont également très
étranges et moderne, c’est la première a avoir utilisé le vocoder, les samples, les filtres. Elle a aussi mixé les bases de l’electro avec l’acoustique, on lui doit le fameux mélangeant moderne
et inspiration celtique (pour le meilleur et le pire). Bref elle invente les bases du Trip hop. Autre point, sa voix totalement étrange dans son utilisation en a surpris plus d’un à l’époque.
Elle n’hésite pas à tout utiliser, du souffle aux cris… Elle passe des tonalites graves aux aigues de façon inattendu et surprenante. Ses interprétations sont souvent très étranges. Dans un autre
domaine Kate Bush aborde également des thèmes très surprenants et inhabituels pour l’époque, elle fait preuve d’un lyrisme assez étrange aux influences très variées. On fini par l’aspect
visuel… Kate Bush a très bien mis en image sa musique, elle produisait ses clips et le résultat est toujours très surprenant. On premier abord, on peut se dire qu’elle est complètement
folle… Peut être… Sûrement… Son album le plus fameux restera The Dreaming, une folie auto produite sortie en 1982. Le succès ne fut par forcément au rendez-vous et les medias, les
critiques rejetèrent l’album en le qualifiant d’oeuvre de fou et de mentalement atteint… Pourtant cet album restera une base pour toute une génération d’artiste et après coup sera qualifié
d’œuvre novatrice et précurseur.
Mais bon passons à la musique.
Commençons doucement avec There Goes A Tenner, extrait de album, The Dreaming.
Et bien quelle putain d’évolution pour l’époque… On comprend pourquoi les gens ont eu peur ! La composition est magnifique, et novatrice pour l’époque. Bien 10 ans d’avance ! L’analyse technique sera un peu trop compliquée et un peu chiante aussi, mais bon. La composition prend des tonalités tellement inattendues. On trouve du vocoder, des chorus, du sample, du changement de tonalité… C’est assez énorme. Les arrangements sont vraiment novateurs pour l’époque avec une ligne de clavier, la percu étouffé, et une nappe. Le tout agrémenté de sonorités electro par moment… Pour les amateurs ayant une oreilles musicale, amusez vous à retrouver les nombreux instruments acoustiques, samplés et modifiés… Une première pour l’époque. Visuellement c’est vraiment intéressant et très loin des clips de l’époque, souvent très basiques. Kate tente de créer un univers totalement déjanté, comme toujours, et très bien éclairé et filmé pour un clip avec aussi peu de budget. Bref son talent ne se limite pas à sa musique.
Prenons le large avec Sat in Your Lap, chanson toujours extraite de l’album The Dreaming. Il s’agit d’ailleurs du premier single extrait de l’album… Forcément ça fait bizarre.
Pas étonnant qu’on qualifia cela d’œuvre de fou… Musicalement, pour l’époque, c’était clairement révolutionnaire, la composition est incroyable,
ont a jamais entendu de telle tonalité. Les arrangements regorgent de sample et d’essais en tout genre. Le coté expérimentale de la chanson, et illustré par un clip complètement dingue ou Kate
Bush s’amuse clairement en jouant avec des symbolismes et l’envie de délirer, après l’absorption de diverse drogues… je pense… Le passage sous fond bleu ou Kate Bush surprenant avec
cet écho inattendu sur « I must admit, just when I think I'm king » fait vraiment très peur ! La composition est totalement imprévisible et novatrice, un concentrer
d’expérimentation et de créativité inégalé encore aujourd’hui…
Ça va ? Vous tenez ? Bon On fini par The Dremaing… La chanson titre de cet album.
Du jamais vue… Ni attendu d’ailleurs… Je pense que tout y est… Samples (très nombreux), filtres, composition incroyable et démente, l’utilisation du souffle pour les percussions. Interprétation sans dénomination possible… On trouve un mélange démentiel de percussions tribales et d’electro avec des hits, des samples, des instruments acoustiques… Un énorme travail sur la voix… Bref pour moi c’est sans doute ce que l’on peut faire de mieux… Ce qui est incroyable c’est que Kate Bush avait bien 20 ans d’avance ! Le clip est à l’image de la chanson… De la folie absolu… A la fois esthétique, intéressant et complètement barré… Après on s’étonne qu’on est pris pour une folle.
Bon j’arrête là… Je vous laisse quelques mp3, avec en plus des chansons des clips, quelques autres des nombreuses bombes de la discographie de Kate
Bush.
- Houdini
Un mot sur les inédits… Night Of The Swallow, réinvente la ballade, la composition est incroyable et les arrangements inattendu et magnifique. Houdini est également une étrange ballade ou se mélange de plein de chose, comme la douceur et l’agressivité de la voix de Kate Bush. Suspended In Gaffa est totalement charmante. Vous verrez. Bref j'ai grandi avec Kate Bush et le vinle de l'album Never For Ever, sublime également. Elle m'a toujours inspiré dans ce que j'ai pu faire en musique et a très certainement influencé mes gout en matière de musique... Macha Béranger C'est donc ça !!
orte dans des univers étranges, des mondes inconnus. On ressent une émotion et la musique est tellement finement travaillée
que toute paroles ayant un sens clair seraient superflues. Le talent de Ueno est là… Provoquer une voyage, une émotion et surtout en sens, sans l’utilisation de texte.
Ueno dirige l’ensemble avec une main de maitre et nous emmène la ou elle veut nous emmener. L’album s’ouvre sur le révolutionnaire titre Aoife, une sorte de plongeon
dans un univers à la fois inquiétant et fascinant. Les arrangements sont sublime, Yoko utilise avec talent le synthé et l’acoustique et surtout les chorus qu’elle enregistre une
bonne dizaine de fois avec des légères variations. Elle utilise également des effets d’échos et des filtres… bref au final, une fenêtre vers quelques chose d’unique, d’émouvant et
d’indescriptible. Un album qui se vie… à l’image du fascinant Susanna, une chanson qui nous emmène dans un univers pure, limpide et angélique, nous berçant dans des nuages immaculés…
sublimissime. On trouve également le puissant Elizabeth, un titre fort, à la fois doux et agressif, des sonorités pré trip hop, une sublime langue inventée… un final grandiose et
émouvant… une perle de créativité… perso je n’ai jamais entendu ces sons là… Bref, un album sublime, révolutionnaire, créatif, ultra travaillé, émouvant, juste… Un
monument…
Il faudra attendre 8 ans pour
écouter enfin le nouvel album de Yoko Ueno. Pendant ce temps Yoko a consacré sa carrière en produisant de nombreux artistes, des générique d’anime, et des
participations à des concepts. En 1996 un album de remix intitulé E-mix est sortie, il consiste en des remix de titre de Ueno issu de Zabadak et de
l’album Voices. L’ensemble est intéressant mais loin de qualité de travaux d’origine de Ueno.
s’ajoute et prend de l’ampleur dans les arrangements. Pour la culture le problème des tours de Hanoï est un jeu de
réflexion imaginé par le mathématicien français Édouard Lucas, et consistant à déplacer des disques de diamètres différents d'une tour de « départ » à une tour d'« arrivée » en
passant par une tour « intermédiaire » et ceci en un minimum de coups, tout en respectant les règles suivantes : on ne peut déplacer plus d'un disque à la fois, on ne peut placer un disque que
sur un autre disque plus grand que lui ou sur un emplacement vide.
Il s’agit en fait d’un album de reprise de chanson trationnelle irlandaise. C’est la première soifs que Yoko fait un album tout en anglais… Vue le concept de
l’album, il n’est pas aussi créatif et révolutionnaire que les précédents. Mais Yoko reprend les titres avec originalité, simplicité tout en conservant l’esprit originel de la
chanson. On retrouve des classique comme The Blacksmith, reprise avec talent et originalité, tout comme Paddy's Green Shamrock Shore en acapella. L’album est cohérant avec
quelques moments de génie avec la superbe adaptation de Johnny I Hardly Knew Yeh, très émouvante. J’adore aussi le coté fun et marrant de Will ye Go, Lassie, Go? Et la
simplicité et l’émotion de Black is the Colour. Dans cet album on trouve également 2 chansons signées Ueno… Elles sont superbes et bien construites, bien que classique
par rapport aux délire des albums précédents, en gros y’a des couplets et des refrains dans un Japonais très clair…Bref un album charmant, bien fait qui nous propose quelque chose de très
différent. Certain me diront que son Anglais est minable… et je leur répondrais… oui…
Dernier délire en date en attendant son grand retour en septembre… Il s’agit de Shizen Gesho. Le concept de cet album est l’adaptation en musique des phénomènes naturels (la
signification du titre)… Yoko Ueno va donc nous exprimer musicalement la pluie, le vent, la neige, l’orage etc… Et bien le résultat est à la hauteur de la puissance créatrice de
Ueno. Que dire… un délire profond… mais sacrément géniales… On retrouve le titre Ame ga futteru, et la participation du groupe Marsh Mallow sur 5
titres… Mes titres préféré sont : Nami (vague), une sorte d’ovni musicale, on trouve des sonorités dont je soupçonné pas l’existence… le mélange de chorus de violons et de synthé
est sensationnel… tout comme l’ensemble des titres, il y a peu de paroles, juste des mots… des phrases… Tout comme Taiyou ga Tetteru, arrangé avec un téléphone portable (c’est marqué
dans le livret !). La chanson Kaninari (l’orage) est un très grand moment… Ueno joue de la sonorité avec aisance et créer un univers totalement maitrisé et
puissant. Dans le même genre, Tsuki ga deteiru, est incroyable… Les arrangements sont totalement inédits… j’ai du mal à trouver les mots pour décrir l’ambiance et les émotions que
peuvent provoquer cette musique… dans le titre Kaze ga futteru, Ueno et ses copines de Marsh Mallow parte dans un pur délire de fumeuse de crack… en
effet, elles vont souffler pour créer le vent… et répété sans cesse les même phrases… totalement épuré… on ne trouve que quelques percussions par moment… Vraiment géniales (même si très
difficlement accecible)… Yoko va jusqu’au bout de son concept. Tout comme dans le titre Sakura, évoquant le cerisier à travers les saisons… La chanson est sublime
et consiste en la répétions de Sakura Saku sur une musique rythmés superbement arrangé par Ueno. Détail amusant, Ueno va au bout de son concept puisque
dans le livret des paroles il est écrit autant de fois Sakura saku qu’il est prononcé dans la chanson (le tout en Katakana). J’évoque également l’hypnotique Yuki ga futteru, ou
Ueno répète sans cesse une syllabe qui tombe aussi régulier que des flocons de neige… On se perd dans ce concept atypique, cet album est une vraie merveille… une œuvre difficile,
à la fois simple et ultra complexe… Une vision originale de la nature… Honnêtement je n’ai jamais entendu un album comme ça. Une qualité incroyable pour des idées a la fois simple et géniales. Il
fallait y penser.
1963-1983 - Vous avez dit Yoko Ueno
?
1988-1993 - La grande période de Zabadak
- 1992
Noon, (de son vrai nom Kasumi Kawamura est née à Osaka au Japon, mais elle est d'origines
Coréennes. On ne sait pas son age... mais elle devrait avoir dans les 20-22 ans...
plus acoustiques, plus feutrées.
Mais Noon nous prépare son 2eme album pour fin 2004, cet album sorti le 16 décembre, My Fairy Tale, surclasse
facilement le précédent, en effet l'évolution vocal et dans l'interprétation est admirable ! La qualité musicale est toujours aussi fine et travaillée. Cet album est superbe !! Je n'y trouve
aucun défaut, Noon nous prouve à nouveau son talent, on sent qu’elle aime ce qu'elle fait, ça donne une qualité appréciable à ses chansons.
Après The Eccentric Opera la semaine dernière je continue dans la logique avec Nahoko Kakiage. Je vous
conseil de lire l’article sur
Mais finalement le mini album Nothing But, aussi géniale peut il être, se relèvera être qu’une démo, qu’un brouillon
avant, ce qui va suivre qui est pour moi sans nulle doute l’un des meilleurs albums de l’histoire de la musique moderne… rein que ça lol… Il y a eu The Dark Side of the Moon de
Pink Floyd, Tubular Bells de Mike Oldfield, The Dreaming de Kate Bush et The Voices de Yoko Ueno
(oui lol) et bien il y a Baroque de Nahoko Kakiage (2002). Voila c’est fait, cet album est une pierre angulaire du Trip Hop electro acoustique à l’héritage de la musique
classique. Difficile de sortir le meilleur de cet album puisque tout y est génialissime. Nahoko transcende le genre, elle fait preuve d’une prodigieuse maîtrise de l’arrangement
electro et surtout de la composition extrêmement mélodieuse et poussé (merci l’héritage classique), je pense que c’est ce qui fait sa force vue que le trip hop est connue pour son manque flagrant
de mélodie et de composition structuré… de plus ce style souffre d’un manque d’émotion, il est souvent austère et élitiste… ici, même si cet album est une œuvre austère et difficile, l’émotion
est très présente, les mélodies magiques et la voix sensible de Nahoko transcende le genre. Bref cet album est ce qui se fait de mieux dans le genre… Quelques chansons marquantes
(bien quelle soient toutes marquantes), Della colpa mia, une ouverture magique qui nous transporte dans un monde inconnu et dangereux… Staff of Comfort, que dire… ? Un
exemple… Composition sublime, arrangements incroyablement bien fait et de l'émotion (c’est gagné…). Corcovado, une ahurissante adaptation de ce classique avec chants grégoriens et beat
electro incroyablement subtile et bien pensé, magique. Fantasma che vaga, Flower and Ice, sublime moment electro acoustique… bref tout est parfait et termine sur
Beauty, une courte chanson démesurément intéressante et pleine d’émotion… Bref un album à posséder obligatoirement.
2 ans plus tard, Nahoko Kakiage le fait, et bien oui, son 2eme album, Psalm, égale voir surpasse son précédent,
ce qui est impossible lol… En fait ce 2eme album nous montre des compositions toujours plus parfaites et des arrangements electro acoustiques moins difficile que l’album précédent. Le mélange est
toujours aussi génial et subtile mais l’ensemble est cependant plus accessible. Nahoko dans cet album, se surpasse dans ses interprétations avec encore plus d’émotion, du fait
que les arrangements soient moins saturés d’effets electro. Difficile de comparer les deux albums tant ils sont proche artistiquement parlant, l’un plus original mais plus austère, l’autre peut
être moins original mais bien plus accessible. De toute façon je pense que ces deux albums constituent ce qui se fait de mieux dans le genre. Les grands moments de l’album : l’intro,
Nella nebbia blu, une ouverture dans un monde inquiétant, Ai sarenai Koibito, superbe chanson en Japonais pleine d’émotion superbement bien construite. On trouve une chanson en
Français, Le Film de l’Amour, entièrement acoustique et très agréable. Egalement la très baroque Mark, la très curieuse Esperanto (chantée en espéranto), pour arriver
au monument Hora de Verdad… Bref tout y est sublime. Un album indispensable.
Van aime les artistes souvent peu connus, peu médiatisés, mais qui ont un véritable univers et sorte totalement du formatage
de la musique commerciale. Cette semaine, je vous fait découvrir The Eccentric Opera.
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