Le combat de la semaine

Samedi 11 juillet 2009
J’avais envie d’un vieux truc sympa pour cette nouvelle vidéo de la semaine… Le hasard a fait que je suis tombé sur ce vieux clip de Rurutia. Une époque révolue, pourtant Rurutia n’a pas changé d’équipe… Maintenant elle multiplie les effets compliqués et prétentieux… Donc une ballade simple, intitulée Shine, qui met en valeur la composition. Un clavier, quelques percussions et une flute… Bref un rendu de qualité et presque émouvant. Le clip date de 2002, et bien qu’il soit super cheap, il reste esthétique voir même jolie… Et puis on voie Rurutia, ce qui est assez rare, surtout pour l’époque… Bon voyage.

Par Van
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Samedi 18 octobre 2008

Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait un grand combat ! Manque de temps et de motivation pour cette section. Mais bon me suis motivé pour faire ce méga combat entre 4 artistes globalement de qualités. Le principe d’un combat et de comparer plusieurs artistes qui reprennent la même chanson.

Chanson : Black is the Colour
Artistes : KOKIA, The Eccentric Opera, Yoko Ueno, Isako Saneyoshi

Un mot sur la chanson, il s’agit d’une chanson traditionnelle. Les premières traces de cette chanson remontent à 1915, dans la région de l’Appalaches mais on lui attribue généralement des origines écossaises en raison des allusions faites à la fleuve Clyde dans les paroles. De multiples versions existent; certains s'adressent à des femmes, d'autres à des hommes. On ignore quelle version devrait être considérée comme l’originale. On pense généralement que la chanson s'adressait à l'origine à un homme, mais c'est la version de Nina Simone, adressée à un homme, qui a été la plus popularisée, au milieu du XXe siècle. Par la suite, cette chanson est devenue un classique des répertoires des artistes jouant de la musique celtique.

Voila les titres :

KOKIA - Black is the Colour
The Eccentric Opera - Black is the Colour

Yoko Ueno - Black is the Colour

Isako Saneyoshi - Black is the Colour

KOKIA : La version de KOKIA est toute récente et encore dans les mémoires des quelques personnes qui s’intéressent encore à elle, puisque elle est tirée de son album de reprises Irlandaises, Fairy Dance (VICL-63036), sorti il y a peu. Il s’agit de l’exemple parfait de la reprise folklorique, très fidèle à la version originale connue. La chanson a la chance d’être arrangée par des musiciens Irlandais, lui donnant un aspect traditionnel et émouvant. KOKIA s’en tire bien avec un très bon Anglais et surtout ne gueule pas sur ce titre.  

The Eccentric Opera : Cette version tirée de l’album ; Hymne (ESCB-1834) est très différente de celle de KOKIA par son côté totalement baroque électro… Le rythme de la chanson a été accéléré, on y trouve tout un tas de percussion électro et une voix de chanteuse d’Opera… Passé le coté surprenant de cette interprétation, on est obligé de reconnaitre d’énormes qualités artistiques sur les arrangements (qui ont 10 ans certes), l’originalité du concept et la voix assez incroyable de la chanteuse.

Yoko Ueno : Je ne présente plus Yoko qui est sans doute l’une des artistes les plus originales de ces dernières années… Je vous recommande de plonger littéralement sur son dernier album TOKYO HUMMING qui est une sorte de bombe ultime qui tue… C’est en 2003 que Yoko nous interpréta cette reprise dans son très bon album, SSS -Simply Sing Song- (CRCP-20333). Yoko reste pour une fois abordable avec une version acoustique et épurée de ce titre. Les arrangements celtiques modernisés sont d’une très grandes réussites et ne tombent pas dans le folklorique de KOKIA. Ils restent d’une grande classe… On pourrait reprocher l’Anglais approximatif de Ueno et des capacités vocales limitées, mais l’ensemble est tellement nettement arrangé que l’émotion prend le pas que ses faiblesses.

Isako Saneyoshi : Je suis sans doute le SEUL en France à connaitre et écouter cette chanteuse. Elle fera l’objet de la chanson de la semaine de demain… En deux mots… auteur, compositeur, arrangeur, chanteuse, possédant un univers complètement barré et original. Durant les années 90, elle a sorti un bon nombre d’album incroyable et difficile d’accès à cause de sa voix très très très très étrange… Dans cette reprise en Anglais Isako fait preuve d’une étonnante maitrise vocale et au final sa voix n’est pas si terrible (imaginez ses compositions personnelles). Isako nous a totalement ralenti la chanson avec une interprétation langoureuse, mêlant avec qualité piano, violons, guitare électrique et beaucoup d’échos… Son Anglais est étonnamment correct si l’on connaît cette chanteuse.

BILAN :

Pas facile ? Les 4 artistes ont du talent et chacun nous a fait sa sauce… KOKIA est restée folklorique et n’a pris aucun risque, mais nous gratifie d’une interprétation de qualité… Yoko Ueno reste simple, avec des arrangements personnels fondamentaux mais très bien construit, donnant une émotion et une sensibilité particulière masquant une interprétation techniquement faible… The Eccentric Opera a comme toujours abusé du LSD et autres drogue pour nous entrainer dans un monde électro complètement dément… Isako Saneyoshi a juste beaucoup fumé du shit pour nous offrir une lente et langoureuse interprétation très bien produite de ce titre… Pour moi le choix est difficile, j’aime toutes ces versions… pour les différentes raisons que j’ai évoquées. Pour faire un classement tout de même… La plus originale est sans doute celle de The Eccentric Opera, suivi d’Isako, Ueno et KOKIA. La plus émouvante est pour moi celle de Yoko Ueno, suivi de KOKIA, Isako et The Eccentric Opera. Pas évident tout ça… Et vous ?

Par Van
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Samedi 1 mars 2008

undefined Sans espoir vont déclamer certain… Un combat entre KOKIA et Kahimi Karie parait perdu d’avance… Tant l’une possède une voix à la tessiture impressionnante et l’autre n’en a pas du tout… C’est comme le poisson rouge conte le grand requin blanc, c’est sans grand espoir… La chanson du combat est encore pire puisque il s’agit du célébrissime et indémodable Ave Maria… une chanson associé à l’opéra… donc pas trop à Kahimi Karie… Pour la culture l’Ave Maria est une prière catholique dédiée à la Vierge Marie. Cette prière évoque la venue de l’ange Gabriel qui annonce à Marie la naissance de Jésus dans l'Évangile selon Luc. L’Ave Maria est une prière composée de deux parties définies à des époques différentes. La première partie est l’antienne Ave Maria, paroles de l'ange lors de l'Annonciation (Luc 1,28) et d'Élisabeth (Luc 1,42), en usage depuis le Ve siècle. La seconde partie est une invocation officielle par saint Pie V, mentionnant le titre de Théotokôs ("Mère de Dieu"), définie au concile d'Éphèse en 421. La prière de l'Ave Maria a inspiré plusieurs compositeurs de musique classique : Franz Schubert, Charles Gounod et Bach ou Caccini et Vavilov etc… mais la version la plus connues et crédité et celle de Schubert, perso je préfère celle de Caccini. Voila, je précise que ce n’est pas un message catholique (lol encore heureux) c’est juste de la culture.

Ecouter les 2 versions :
 
Ave Maria (KOKIA)
Ave Maria (Kahimi Karie)
 
Un petit mot sur la chanson, que dire… une ritournelle (prière) intemporelle dont on ne sais qui l’a vraiment composé… A la base les premières versions chantées étaient entièrement à capella, ensuite cette chanson fut rapprochée à l’opéra et plus orchestral symphonique…  
 
Ni KOKIA, ni Kahimi, ont reprise cette chanson à capella ou avec des arrangements symphoniques… KOKIA nous livre un superbe moment d’émotion sur des bases de piano et de sonorités electro. On entend de nombreux sons en tout genre et des vagues de synthé. L’interprétation est magistrale, la technique est impeccable, elle nous expose sa palette vocale avec talent pour finir sur un renversant vibrato finale…
 
Kahimi nous montre une autre approche de la chose… Elle parie sur le 100% acoustique avec une base de guitare et quelques petites percussions discrètes, ce qui lui permet de chanter dans façon intimiste sans le grandiloquent un peu tape à l’œil de la version de KOKIAKahimi chante la version avec paroles de la chanson, KOKIA opte pour un « Ave Maria » répété pendant toute la chanson. Chez Kahimi point de vibrato renversant vue ses capacité vocales… Cela dit sa version va cherche une forme d’émotion différente, moins flagrante et grossière… dans la subtilité et la douceur.  
 
Honnêtement j’ai du mal à me décider entre ses deux grandes artistes toutes les deux talentueuses et reconnue dans leur domaine (enfin Kahimi est tout de même plus connue). Les deux version sont plutôt superbes et sont trop différentes pour être réellement comparées, l'émotion n'est pas la même… Et vous ?   
Par Van
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Vendredi 22 février 2008
undefined Deuxième combat, bien moins sulfureux que le précédent, moins drôle aussi vue que personne ne connaît les deux chanteuses engagées. Il s’agit de Lisa Ono, sans doute la plus grande chanteuse de bossa au Japon, et Noon, une jeune chanteuse de jazz qui mérite à ête connue… Lol revenez ! Pire la chanson en question est le classique Moon River. Attention, moment culture… Moon River est une chanson composée par Johnny Mercer et Henry Mancini en 1961, pour laquelle ils remportèrent l'Oscar de la meilleure musique de film. Elle est surtout connue pour avoir été interprétée par Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé la même année. La chanson a cependant été interprétée par de nombreuses autres interprètes. Voila c’est fini… passons au combat

Ecoutre les 2 versions :

Moon River (Noon)
Moon River (Lisa Ono)

Un mot sur cette mystique ballade entendu 45 000 fois (à peu près)… C’est un classique, un vrai, une composition de qualité et des paroles qui ne plairont pas à tous mais bon… c’est l’époque sui veut ça. 

Noon s’en sort très bien sur cette ballade, sa voix propre et posée, les arrangements acoustiques sont très réussis mais classiques… Son Anglais est pas mal pour une jeune japonaise de 17 ans, elle est tirée de son tout premier album (2003). Bref c’est bien fait y’a rien à redire…

La version de Lisa Ono est dans le même genre, acoustique, calme et posé. Tout comme pour Noon, elle respecte scrupuleusement la version originale… La voix de Lisa est un bijou, suave, sexy même… bref pas japonaise du tout…

Comment comparer tout ça… les 2 version sont de qualité et les interprétations très réussites… Puisque il faut choisir, j’ai un faible pour la voix magique de Lisa Ono, malgré que j’adore la jeune Noon, je classe Lisa en vainqueur de ce petit comparatif.

Et vous ?
Par Van
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Mercredi 13 février 2008

undefined Parce qu’on aime la violence, le sang et les membres brisés, voici donc le combat de la semaine. Chaque semaine retrouvez deux artistes ayant chantés la même chanson… Comparons, étudions et comprenons.

L’une est jeune et sexy (dans le sens vulgaire), l’autre vielle et ménopausée (bien cramé…) et pourtant tentons de comparer leur interprétation respective de la même chanson… Il s’agit donc de Namie Amuro, l’ex reine de la pop devenue reine du RnB et Emiko Shiratori, l’ex reine du folk devenue heu… vielle ? La chanson en question est Can you Celebrate? , elle date de 1997 est fut interprété par Namie Amuro, un grand succès à l’époque.

Je tiens à préciser que j’ai volontairement choisi ces 2 artistes, les prochaines éditions seront moins polémiques (Genre Chara Vs The Eccentric Opera lol). Il ne s’agit de casser un artiste au profit d’un autre, je donne juste un avis avec cynisme et humour, parfois cassant, désolé pour les fans en furie, mais le second degré et l’auto dérision ça fait pas de mal (au passage je tape autant sur les artistes que j’aime). Libre à vous de donner le votre.

Ecoutez les deux versions :

- Can you Celebrate? (Namie Amuro)
- Can you Celebtate? (Emiko Shiratori)

Un mot sur la chanson. Il s’agit d’une ballade bien kitsch et fédératrice, le genre d’air ultra populaire et efficace (enfin dans le sens commercial du terme). 

On commence par notre jeune amie Namie (pfff oui bon ça va…). Interprète original de la chanson, sa version est la ballade ringarde des années 90 (lente et dégoulinante), avec un bon vieux synthé Toshiba qui fait office de piano (son clavier moche avec beaucoup d’écho) et de violons (qui sonne pas très naturels…). Vocalement Amuro n’est pas connue pour ses capacités hors du commun (enfin elle s’est amélioré depuis, enfin on ne sait pas, vue que les chansons RnB sont plus simple à interpréter que les ballades). Sa voix est pas très jolie, elle est fébrile en fin de phrase et les refrains sont plutôt ratés, elle chante faux d'une voix nasale du début à la fin…

La version d’Emiko Shiratori est totalement différente puisque la chanson est accélérée avec des arrangements bossa, qui sonnent un peu synthé et fond bien ringard. Autre différence, la chanson est interprétée en Anglais, l’adaptation me parait correct et l’ensemble fait naturel. Vocalement la voix d’Emiko (bien que vieillissante) et plus nette et claire (c’est une soprano à la base)

Donc des versions bien différentes, la chanson reste sans grand intérêt dans les 2 cas et même si la version d’Emiko sonne périmée, elle reste mieux arrangée et plus audible que les affreux synthés de la première version. De plus Emiko chante bien mieux et a donné un coté léger et innocent à une chanson un peu trop lourde et grandiloquente, surtout que la composition en elle-même est très faible.

Chacun son style, ballade pop commerciale dépassée ou ritournelle bossa ringarde… Voix classique d’une chanteuse pop à la mode ou voix douce mais viellissante d’une mamie de la chanson… Look de prostitué vulgaire ou vielle momie habillé chez Afibel. Moi j’ai choisi et vous ?

Par Van
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