Alala… Van ne peut
que se lancer en mode coup de cœur sur le dernier album du duo Tenniscoats, dont les membres Saya et Takahashi Ueno ont encore réussit un coup
de maitre avec l'album Papa’s Ear qui dépasse toutes mes espérances.
Ce nouvel album fait suite au savoureux et délicat Toki no Uta dont la finesse et l’émotion juste et minimaliste m’avaient profondément touché. Cet album est sorti à peine 8 mois après le précédent, cela pourrait étonner ou effrayer, mais Tenniscoats est connu pour multiplier les sorties et les collaborations sans tenir compte des années fiscales… Il faut dire qu’en réalité cet album est sorti fin 2011 et non en 2012.
Sur cet album, Saya et Ueno s’entourent de nombreux collaborateurs, dont les musiciens du groupe Suédois Tape, comme pour un précédent album, l’excellent Tan-Tan Therapy sorti en 2007. Sans trop suspense voyons ce que donne cet album…
- Hikoki
- Papaya
Disons les choses clairement, c’est une bombe. Tout dans cet album est génial… A commencer par la voix de la chanteuse dont le mélange de délicatesse et de simplicité (mais de justesse) a quelques chose de très émouvant et de prenant, un peu comme peut l’être la voix d’Ikuko Harada. Elle a quelque chose de l'émotion brute, sans fioriture ou bidouillage studio, d’ailleurs l’album est enregistré en condition de live ce qui donne un évident style et une qualité appréciable d’une sincérité direct, qui semble être le véritable atout de ce groupe.
Les compositions suivent cette logique avec un mélange de simplicité, d’émotion et de minimaliste dans le cadre d'un rendu folk très mélodique et efficace. Dans la plupart des chansons, alternant douces ballades délicates et titres plus funs et rythmés, les compositions nous offrent toujours un petite décroché en fin de temps qui fait souvent mouche.
On termine par les arrangements, un sacré point fort de cet album. Contrairement à album Toki no Uta, ou ils furent réduits au minimalisme extrême, sur cet album ils sont bien plus lourds. On Retrouve bien sûr la base guitare propre au groupe, mais aussi des claviers, des cuivres et quelque touches électroniques (percussions et nappes).
La sélection est impossible car la cohérence de l’album est impressionnante… Plein de coup de cœur, mais en tête de liste je mets sans hésiter la bouleversante New Seasons Dead et l’incroyablement émouvante Hikoki qui offre plus de 8 minutes de bonheur. Dans un genre plus enjoué, je craque devant le fun et la simplicité de Papaya (qui peut rappeler la Kahimi Karie des débuts). On obtient le mêmé effet avec l’adorable titre Tanjobi no Yokan…
Un album ou rien n’est à jeter, Il est pour moi encore meilleur que fut pourtant l’excellent Toki no Uta. Bien evident si vous êtes amateurs « de truc qui bouge et qui en crache plein les oreilles » il est possible que le charme épuré, contemplatif et sincère de Tenniscoats vous laisse bien seul sur un chemin désertique et déprimant. Mais essayez tout de même de vous laisser porter par les quelques notes sacrément justes de nos deux amis, qui méritent très largement l’achat de cet album disponible partout (iTunes, amazon, etc…) car édité chez un label non japonais.
Titre : Papa's Ear
Date de sortie : 2012.12.21
Référence : CTRD-054
Prix : 2300 yens
01. Higa Noboru
02. Hikouki
03. Kuki no Soko
04. Papaya
05. Sappolondon
06. New Seasons Dead
07. Pa° Floden
08. Sabaku
09. Tanjobi no Yokan
10. Nigor
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Cette citation vient de la chanteuse Emiko Shiratori, pour qui j’ai une espèce de passion
improbable et irréfléchie… A bientôt 45 ans de carrière, la chanteuse à la frange fixe depuis les années 60, sera là jusqu'à sa mort !
Allez, commence une spéciale VOICE avec
La chanteuse Ichiko Aoba dévoilera dans quelques jours son 3eme album en 3 ans… Sa carrière à la
symétrie quasi parfaite et assez étonnante… 3 albums, sur 3 ans, sortis le même jour, avec chacuns 8 chansons et une cover totalement épuré…
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